" Créer, c'est se souvenir " Victor Hugo

" Créer, c'est se souvenir " Victor Hugo
Créer, c'est se souvenir ? Moi cette phrase m'évoque surtout un souvenir d'une création : hum hum, je m'explique^^


A
lors aujourd'hui, on est le 31 Octobre 2009, et il y a des petits enfant qui ont sonné à la porte pour avoir des bonbons. J'entends encore maman leur dire qu'on n'en a pas, ce qui en soi, n'est pas totalement faux. Il y a quelques années de cela, chaque 31 Octobre, j'invitais mon amie Héne, et on s'achetait un paquet de bonbons, qu'on mangeait.




E
nsuite, on fabriquait de la pâte à sel, et on faisait des petites boules de pâte, et des petites formes carrées et rectangulaires...qu'on emballait soigneusement dans les papiers colorés. Puis, très fières de nous, on offrait cela aux sorcières, fanmes et monstres qui sonnaient à la porte...
Hi
hi ! Si ça se trouve, certains sont morts intoxiqués par notre faute ! =D



Vo
ilà, c'était juste un souvenir comme ça qui me revenait. Moi je vous souhaite une bonne fête de la Toussaint !

J
e retourne à mes définitions !
(j'en suis à hyperbate)

# Posté le samedi 31 octobre 2009 10:45

Modifié le samedi 31 octobre 2009 12:16

Parait qu'le bonheur est à portée de main ♫

Ave chers amis ! Celle qui écrit cet article (c'est moi) vous salue !

Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas écrit sur ces pages virtuelles. D'une part, depuis que je me suis inscrite sur facebook, j'ai quelque peu délaissé mon blog; d'autre part, je trouve que mes articles rédigés sont carrément pourris et ne valent pas ceux de Laura par exemple. Et c'est plutôt honteux de ne pas savoir bien écrire lorsque l'on fait des études de lettres. Mais bref, passons.

Donc, je ne sais pas écrire, mais aujourd'hui, j'ai bien envie de m'exprimer et puis voilà, je vais un peu vous raconter ce que je deviens, vous qui prenez encore le temps de visiter ces lieux.

Alors alors, la dernière fois, nous en étions restés au bac. Je crois que nous pouvons nous féliciter pour les 100% de réussite dans notre classe. Malgré l'avis général voulant qu'il y eût une attitude de "coexistence pacifique" (digne de celle entre les Etats-Unis et l'URSS, comme dans notre leçon sur la Guerre Froide. Guerre Fraîche ?), et bien moi je garde de très bons souvenirs de ces années passées avec vous en L. Voilà, c'est dit. D'ailleurs, là, j'ai plein d'images qui me reviennent : "tutti frutti" en cours de maths, je crois que ça m'aura marquée à vie ! Ainsi que la RéaliTHé, Hume, Bergson, le t-shirt Tintin et les chaussettes Koala du prof de philo, mes fous-rire toute seule lorsque je l'imaginais portant mes boucles d'oreilles papillon, et puis aussi Concetta, qui était un peu conne sur les bords, et la Marquise de Merteuil, cette grosse perverse, et puis Pascal..., Attendez ! non, en fait, Pascal, je ne m'en souviens pas, je n'ai jamais travaillé ses Pensées^^, ... les cours de step, l'escalade (quand j'avais lachée ma coéquipière dans le vide, juste pour voir !) et quand la montre du prof de philo s'était arrêtée et qu'il s'était pointé avec 1/4 d'heure de retard, ne s'étant rendu compte de rien, et puis les cours de musique aussi, ça c'est mémorable : "Bon alors aujourd'hui, on va écouter un CD... ah non en fait la chaîne Hifi est cassée, et bien alors heu, je vais faire du piano..." (petite précision, on ne le saura jamais, mais c'est probablement Marie-Sophie et moi-même qui avons cassé la-dite chaîne Hifi^^)... et puis aussi tous les cours de litté passés à manger des schtroumpfs et des fils, achetés "A la Récré", ces cours où on a regardé une centaine de fois Les Liaisons dangereuses ["Par écrit Vicomte, par écrit !"] ; roh, et puis Shakespeare in love, et aussi la version moderne de Roméo et Juliette (c'était bidon ça !)

Cette époque est désormais révolue. J'ai passé un été fabuleux, et aujourd'hui, je ne suis pas en prépa littéraire, contrairement à ce qu'auraient voulu certaines personnes qui entendaient décider de mon avenir à ma place. Je suis en lettres modernes, à Metz, et je suis très heureuse de mon choix. J'ai des profs géniaux, d'autres qui le sont un peu moins^^ Certes, je n'ai qu'une vingtaine d'heures de cours par semaine, et il est toujours difficile de se motiver pour se mettre au travail, mais je crois que j'y arrive ! =D
Je continue le chant, j'ai commencé le scoutisme - n'en déplaise à certains - je suis cheftaine de louveteaux ! Je vais pouvoir passer mon Bafa. En attendant, rassurez-vous, aucun enfant dont j'ai la responsabilité, n'est mort^^ C'est vraiment génial et humainement enrichissant.

Voilà voilà, j'ai l'impression que je me suis un peu étalée, mais après tout, c'est peut-être un peu le but de ce lieu virtuel. Je m'arrête donc ici.

J'espère que vous allez bien et que vous êtes heureux.



Enjoy your life !




[ Le Petit Nicolas, ça c'est un film qui m'a bien fait rire ! =D ]

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 11:44

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 12:02

Chanson d'automne, Paul Verlaine

Chanson d'automne, Paul Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 14:30

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 06:05

L'élégance du hérisson, Muriel Barbery

L'élégance du hérisson, Muriel Barbery
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bougeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'idée que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.






Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."

# Posté le vendredi 24 juillet 2009 07:46

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 11:07

Oscar et la dame rose, Eric-Emmanuel Schmitt

Oscar et la dame rose, Eric-Emmanuel Schmitt
Cher Dieu,

Je m'appelle Oscar, j'ai dix ans, j'ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j'ai grillé les poissons rouges) et c'est la première lettre que je t'envoie parce que jusqu'ici, à cause de mes études, j'avais pas le temps.
Je te préviens tout de suite : j'ai horreur d'écrire. Faut vraiment que je sois obligé. Parce qu'écrire c'est guirlande, pompon, risette, ruban, et cetera. Ecrire, c'est rien qu'un mensonge qui enjolive. Un truc d'adultes.
La preuve ? Tiens, prends le début de ma lettre : " Je m'appelle Oscar, j'ai dix ans, j'ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j'ai grillé les poissons rouges) et c'est la première lettre que je t'envoie parce que jusqu'ici, à cause de mes études, j'avais pas le temps ", j'aurais pu aussi bien mettre : " On m'appelle Crâne d'Oeuf, j'ai l'air d'avoir sept ans, je vis à l'hôpital à cause de mon cancer et je ne t'ai jamais adressé la parole parce que je crois même pas que tu existes. "
Seulement si j'écris ça, ça la fout mal, tu vas moins t'intéresser à moi. Or j'ai besoin que tu t'intéresses.
Ca m'arrangerait même que tu aies le temps de me rendre deux ou trois services. Je t'explique.

L'hôpital, c'est un endroit super-sympa, avec plein d'adultes de bonne humeur qui parlent fort, avec plein de jouets et de dames roses qui veulent s'amuser avec les enfants, avec des copains toujours disponibles comme Bacon, Einstein ou Pop Corn, bref, l'hôpital, c'est le pied si tu es un malade qui fait plaisir.
Moi je ne fais plus plaisir. Depuis ma greffe de moelle osseuse, je sens bien que je ne fais plus plaisir. Quand le docteur Düsseldorf m'examine, le matin, le coeur n'y est plus, je le déçois. Il me regarde sans rien dire comme si j'avais fait une erreur. Pourtant je me suis appliqué, moi, à l'opération : j'ai été sage, je me suis laissé endormir, j'ai eu mal sans crier, j'ai pris tous les médicaments. Certains jours j'ai envie de lui gueuler dessus, de lui dire que c'est peut-être lui, le docteur Düsseldorf, avec ses sourcils noirs, qui l'a ratée, l'opération. Mais il a l'air tellement malheureux que les insultes me restent dans la gorge. Plus le docteur Düsseldorf se tait avec son oeil désolé, plus je me sens coupable. J'ai compris que je suis devenu un mauvais malade, un malade qui empêche de croire que la médecine, c'est formidable.
La pensée d'un médecin, c'est contagieux. Maintenant tout l'étage, les infirmières, les internes et les femmes de ménage, me regarde pareil. Ils ont l'air tristes quand je suis de bonne humeur; ils se forcent à rire quand je sors une blague. Vrai, on rigole plus comme avant.
Il n'y a que Mamie-Rose qui n'a pas changé. A mon avis, elle est de toute façon trop vieille pour changer. Et puis elle est trop Mamie-Rose, aussi. Mamie-Rose, je te la présente pas, Dieu, c'est une bonne copine à toi, vu que c'est elle qui m'a dit de t'écrire. Le problème, c'est qu'il n'y a que moi qui l'appelle Mamie-Rose. Donc faut que tu fasses un effort pour voir de qui je parle : parmi les dames en blouse rose qui viennent de l'extérieur passer du temps avec les enfants malades, c'est la plus vieille de toutes. (...)


Voilà. Alors Dieu, à l'occasion de cette première lettre, je t'ai montré un peu le genre de vie que j'avais ici, à l'hôpital, où on me regarde maintenant comme un obstacle à la médecine, et j'aimerais te demander un éclaircissement : est-ce que je vais guérir ? Tu réponds oui ou non. C'est pas bien compliqué. Oui ou non. Tu barres la mention inutile.

A demain, bisous,
Oscar.



PS. Je n'ai pas ton adresse : comment je fais ?

# Posté le mardi 30 juin 2009 10:31

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 13:23

On ne nous le répète jamais assez : le niveau baisse, baisse, baisse, et la jeunesse n'est plus ce qu'elle était. A preuve ces quatre témoignages désabusés :

On ne nous le répète jamais assez : le niveau baisse, baisse, baisse, et la jeunesse n'est plus ce qu'elle était. A preuve ces quatre témoignages désabusés :
- " Notre jeunesse (...) est mal élevée, elle se moque de l'autorité et n'a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d'aujourd'hui (...) ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de traviller. Ils sont tout simplement mauvais. "

- " Je n'ai plus aucun espoir pour l'avenir de notre pays si la jeunesse d'aujourd'hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible. "

- " Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n'écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être très loin. "

- " Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. "


UNE PRECISION TOUTEFOIS :

La première citation est de Socrate ( 430-399 av. JC),
La deuxième est d'Hésiode (720 av.JC),
La troisième est d'un prêtre égyptien (2000 av. JC),
Et la dernière, vieille de plus de 3000 ans, a été découverte sur une poterie d'argile dans les ruines de Babylone


Comme le temps passe...


Alors, ne nous décourageons pas ! Depuis l' Antiquité, on tient toujours le même langage sur les jeunes. On peut réussir !

Ce bac, on l'aura !

# Posté le samedi 06 juin 2009 15:25

Modifié le dimanche 07 juin 2009 16:19

Das Leben der Anderen


Ich glaube, dass es sich um einen meiner bevorzugten Filme handelt.
Und wenn ich diesen Auszug sehe, habe ich genau Lust, zu weinen.


# Posté le samedi 06 juin 2009 14:54

O_o

O_o

# Posté le dimanche 12 avril 2009 09:02

Modifié le dimanche 12 avril 2009 09:28